Vestiges de Roncevaux

Vestiges de Roncevaux, édition accompagnant la performance, 14,5 x 21 cm,  2013

Dans Vestiges de Roncevaux, Violaine Lochu fait subir à la Chanson de Roland, «monument» de la langue française, une série d’altérations linguistiques, «ruine» littéralement le texte dans un temps archéologique accéléré.

Érosion, fragmentation, sédimentation : ces phénomènes  appliqués au langage se déclinent en chuchotements, silences, bruits, chants interrompus. Le poème est donné à entendre sous une autre forme, un autre relief, des aspérités nouvelles, qui laissent entrevoir sa splendeur passée. Dans une vision quasi romantique, le vestige est envisagé ici comme une re-création du langage.