Twin Islands


Twin islands, extrait de la vidéo performance, 10 min 30, 2022 

Sara Bichão et Violaine Lochu proposent le projet Twin Islands, où se jouent les notions de parité, de réciprocité et d’échange. Le projet a tout d’abord pris la forme de deux résidences de création simultanées qui se sont déroulées sur un mois, au cours duquel Sara Bichão et Violaine Lochu ont inversé leur territoire d’origine : accueillie en résidence par Finis Terrae, Sara Bichão a séjourné sur l’Île d’Ouessant, située à l’extrême ouest de la France, tandis que Violaine Lochu, invitée par le centre d’art contemporain Vaga, est allée sur l’île São Miguel aux Açores à l’ouest du Portugal

Au fil de cette expérience, qui articule fiction et quotidien, elles ont travaillé en « réflexion » l’une de l’autre. Chacune sur son île, elles ont cherché à inventer des modes de communication à distance, jouant de la notion d’insularité. D’est en ouest, du nord au sud, leurs mouvements sur l’île pour sortir, se diriger, travailler, communiquer, s’effectuent selon un protocole précis, et selon la géographie de l’île, par l’intérieur (centre), les pourtours (côtes), l’extérieur (espace marin). Au fil de ces rituels, il s’agit pour chacune d’éprouver quotidiennement les mouvements de l’autre en miroir, dans l’espace et le temps insulaires, pour en traduire l’expérience au plus près.

Au cours de ces deux résidences parallèles qui se sont déroulées en février – mars 2022, des objets visuels, sonores et performatifs à « communiquer » ont été produits puis présentés à  Passerelle Centre d’art contemporain à Brest puis à Carpintarias de São Lázaro – Centro Cultural à Lisbonne.


Signal Dance, extraits de la vidéo performance, 7min30, 2022 

Dans cet extrait de la vidéo performance Signal Dance, vêtue de la combinaison que Sara Bichão lui a faite sur mesure, Violaine Lochu transmet dans des signes chorégraphiques et vocaux un abécédaire d’éléments qu’elle a collectés sur l’île de Sao Miguel aux Açores. Lors de marches quotidiennes elle cherchait un « métalangage » de l’environnement qui renverrait à un mode de communication secret (mouvement du vent, forme de rocher particulière, fumée, passage d’un oiseau…). Elle traduit également les récits que Sara Bichao lui a fait de son expérience de l’île de Ouessant, ainsi que les différents dessins inscrits sur le costume.